S’organiser dès la rentrée avec l’organiseur familial le Memoniak

Bonjour à vous,

Comme toutes les rentrées, l’heure est aux rendez-vous annuels: Dentiste, ophtalmologiste, orthophoniste, réunions d’école, etc.

Je note tout dans mon agenda, sauf que c’est le mien, que Papa Poule n’a pas le réflexe de regarder. Alors, si un jour je suis bloquée quelque part ou si j’ai la grippe, avoir un « planning » où tout est noté pourrait nous sauver la vie ^^

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L’achat de l’organiseur familial le Memoniak s’est fait tout naturellement et il a trouvé sa place sur le réfrigérateur. On le trouve  partout pour 14.90€ et il existe même une version pour parents séparés.

Il est très bien fait. Sont fournis : Une pince, 10 aimants pour le fixer, un feutre magnétique, des planches d’étiquettes et de nombreux stickers pour bien s’organiser.

Les double-pages représentent un mois, semaine par semaine, de septembre 2016 à décembre 2017.

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A la fin, une page pour les emplois du temps de trois enfants, les numéros de téléphone utiles, les listes de courses à décrocher, un calendrier des fruits et légumes de saison et un calendrier avec les vacances scolaires.

Avec ce formidable outil, nous sommes prêts à affronter la rentrée!

Il existe aussi chez le même éditeur, des agendas, des listes de courses toutes prêtes, des listes de tâches domestiques, des aides pour gérer le budget, des blocs de menus et d’autres organiseurs pour chaque membre de la famille.

Je vous souhaite une belle journée,

E.

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DIY: Carte récompense pour réduire les comportements inadaptés

Bonjour,

Nous travaillons actuellement sur les comportements appropriés et les comportements inappropriés, dans le but d’éliminer, ou du moins de diminuer ces derniers.

La méthode ABA parle de « renforçateur » pour encourager un comportement positif. Nous avons donc choisi 4 « récompenses » très facile d’accès: les fraises Tagada, les bulles, les chatouilles (ou « Guili Party » chez nous) et l’appareil photo.

Et j’ai fabriqué une carte récompense.

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Le principe est simple: on retire 2 ou 3 étoiles et on encourage un comportement adapté en fonction de l’objectif voulu.

Par exemple, pour jouer à un jeu de société, on donne une étoile à chaque fois que Lapin joue ou réalise quelque chose sans hurler, sans tout jeter, ni arrêter le jeu quand elle se sent frustrée. Quand la carte est remplie, elle choisit sa récompense.

Beaucoup critiquent cette méthode en parlant de « dressage », quel enfant (et quel adulte) n’est pas motivé par la récompense?

L’idée pour nous est de réduire les comportements « dangereux », comme courir sans s’arrêter dans la rue, s’enfuir, ne pas répondre à son nom, traverser la route seule, devoir la porter quand elle ne veut plus marcher. Le but est de travailler son autonomie dans le simple fait de marcher à côté de moi dans la rue, sans forcément donner la main. On appelle ceci le renforcement positif.

Je vous propose donc le tutoriel de ce petit DIY très facile. J’espère qu’il pourra servir à d’autres parents comme nous.

Matériel:

  • Papier et imprimante;
  • Plastifieuse, ciseaux, colle;
  • Bande velcro.

Il suffi d’imprimer ce gabarit que je vous mets en PDF: carte récompense

Et de l’imprimer, le plastifier et découper les étoiles et la carte. Vous pouvez aussi faire votre propre carte mais il faut que l’endroit où coller les « jetons » soit bien visible (en couleur par exemple).

Vous pouvez aussi mettre l’image des récompenses au dos de la carte.

Et il vous faut ensuite coller des morceaux de bande velcro sur la carte et au dos des « jetons ».

Chez nous, la carte récompense fonctionne très bien pour les apprentissages (graphisme, coloriage, découpage), pour les jeux de société et pour aller au parc. Nous ne la maîtrisons par encore assez bien mais cela viendra avec le temps. Lapin a très bien compris que si elle obtient des étoiles, elle a quelque chose qui lui fait plaisir en retour. Seul bémol pour l’instant, la carte ne fonctionne pas en cas de crise.

Belle soirée,

E.

L’apprentissage de la propreté – Episode 6

Et normalement, le dernier épisode!

Comme je vous l’avais raconté, la propreté a été assez chaotique. Lapin fait une sorte d’encoprésie.

Pour éviter les tartinages de mur, nous avons dû insister que quand elle faisait dans sa couche, il ne fallait pas la retirer mais nous appeler. Après 3 semaines de galère, le message est enfin passé! HOURA!

Et pour éviter le Forlax à vie, nous avons opté pour une alimentation riche en fibres: Compotes (de pruneaux, c’est le must) à foison, jus de fruits frais, légumes verts, légumineuses, céréales et oléagineux.

On a donc retiré le chocolat, les produits transformés, les féculents le soir et diminué les protéines animales, préférant les protéines végétales .

Nous en sommes à un mois de ce « régime » et tout va bien. Nous avons quelques accidents, ce qui est normal à son âge et parfois, nous sommes quand même obligé de lui donner un Forlax.

Il n’y a plus d’accident à l’école, on la stimule pour qu’elle aille seule au pot en lui donnant un livre et en l’installant dans un coin tranquille et calme, et tout se passe bien à la sieste.

Ce fut une période très « chiante » du terrible two, mais qui semble se calmer, nous en sommes très ravis. Lapin arrive un peu à « lâcher-prise » et à ne plus essayer de se retenir, il nous aura quand même fallu une légère aide d’une psychologue pour lui montrer que « non, ça ne fait pas tout le temps mal ».

Il aura donc fallu de juin à février pour avoir une enfant à peu près propre, soit pas loin de 7 mois.

L’apprentissage de la propreté – Episode 5

Bonjour,

Vous avez surement suivi mes aventures avec la propreté de Lapin, un coup, tout va bien, un coup, tout va mal…

J’avais fait le choix d’utiliser le tableau de propreté de Maman Boucle D’Or.

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Débriefing: Soleil quand on n’a pas eu de selle dans la culotte, nuage quand ce fut le cas, le « C » c’est pour dire que c’est dans la couche (sieste ou coucher), l’orage c’est pour les tartinages sur les murs!

On avait donc bien avance et puis rien, on recommence de zéro. Les vacances de la Toussaint n’ont rien changé. De retour à l’école, rebelotte. Alors, je suis allée chez le pédiatre.

Il m’a expliqué qu’elle était constipée et les selles dans la culotte, c’est le « trop plein ». Il m’a assuré que ça arrivait souvent à cet âge, il suffit qu’elle ai eu mal une fois pour se bloquer et que certains enfants avaient besoin d’aide.

D’où les « F » pour Forlax! J’ai donc du la garder à la maison pour lui faire le traitement, 4 sachets par jour, puis 3, puis 2, puis 1. Le tout pendant un mois. A l’école, pas d’accident, le Forlax fait qu’elle est « réglée » à la même heure.

Depuis, plus de souci à l’école mais si on arrête le Forlax, elle se constipe. Elle hurle quand on la met au pot alors je lui propose la couche comme le préconise Edwige Antier, qu’elle refuse. J’ai donc, sur les conseils d’une maman de l’école, pris rendez-vous avec la psychologue de la PMI pour éviter l’encoprésie.

L’encoprésie, c’est une sorte d’incontinence fécale très embêtante pour l’enfant et qui, une fois installée, est longue à guérir.

Après un entretien d’1h15, je dois noter pendant un mois sur un cahier, les selles, les accidents et d’autres choses dont je vous parlerai dans un autre article.

J’ai donc deux rendez-vous en janvier, avec cette même psychologue et avec un pédo-psychiatre. On espère trouver la solution pour qu’elle ne soit pas dépendante du Forlax.

 

Nous, parents, forgeons l’avenir avec nos enfants

Ce matin, je n’ai pas d’inspiration pour créer, l’émotion prends le dessus et je trouve quelque peu malsain de faire quelque chose de « beau » avec quelque chose d’aussi effroyable.

J’ai quitté Paris il y a 4 ans quasiment jour pour jour et Paris me manque terriblement depuis. J’ai de la chance, mes amis parisiens sont tous sains et saufs, même ceux qui étaient au Bataclan. Mais ce matin, j’ai peur. Je suis mère, je m’inquiète. On a beau se dire qu’il ne faut pas arrêter de vivre, de rire, de sortir, mais quand on est mère, on a peur tous les jours pour son enfant et quand le mot « guerre » prend tout son sens, on a encore plus peur.

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Son enfant. Nous forgeons l’avenir avec nos enfants.

Alors, notre rôle est de loin le plus important de la société, nous devons les éduquer dans l’amour, le respect, la tolérance, les aider à s’épanouir, les aider à se cultiver, les aider à comprendre le monde, les protéger, les aimer.

Une de mes anciennes voisines, mère algérienne d’un milieu très populaire de 7 enfants, qui a élevé seule ses enfants, m’a toujours dit « si un enfant finit mal, c’est de la faute des parents ». Ses enfants sont très biens, elle ne sait pas lire, mais elle les a élevé dans le respect et dans la religion. Ce discours, je l’ai aussi entendu de la mère (musulmane) d’un des militaires tués à Toulouse, au nom du même Dieu.

Et oui, je pense que nous, mères, avons un rôle et pas le moindre.

Nos enfants sont influençables, ils parlent à l’école, dans la rue, ils voient des choses aux informations, ils entendent des choses et parfois, réinterprétées. Ils sont fragiles. C’est à nous de les aider, de parler, de communiquer avec eux pour leur faire comprendre qu’ils se trompent, de leur inculquer le Bien et le Mal.

Loin de moi l’idée de stigmatiser les mères ou de leur mettre une pression de plus sur les épaules, car même en étant la meilleure mère du monde, parfois un enfant ne suivra pas le chemin du Bien pour d’autres raisons. Mais juste besoin d’écrire ce que je pense, de sortir cette douleur de mon cœur.

Aujourd’hui, vos enfants vont faire la minute de silence à l’école, il faut leur expliquer pourquoi, afin de ne pas les angoisser. Mais il faut éviter l’actualité en leur présence, éviter le mot « terroriste » car ils ne vont pas comprendre (sauf pour les plus grands), leur parler, se recueillir ensemble avec une bougie ou un dessin, mettre des mots « simples », mais qu’on est capable d’expliquer clairement, leur dire qu’on a le droit d’être triste, de pleurer. Pour une bonne réponse, il faut penser: QUI? OU? POURQUOI? (et le COMMENT? en fonction de leur âge).

Si vos enfants sont en âge d’avoir accès à Internet et surtout aux réseaux sociaux, il vous faut être prudent. Les réseaux sociaux font circuler des images terrifiantes, mais aussi des rumeurs, des faits pointés du doigt par des groupes extrémistes et politiques, je le sais, je suis sur les réseaux sociaux, et même sans chercher à voir, il suffit d’un « like » d’un de vos contacts pour voir ces publications dans votre fil d’actualité ou time line. Il est d’autant plus important de parler avec eux, surtout qu’ils ont du voir passer avant, des images des migrants, l’attaque à Charlie Hebdo, ce qu’il se passe au Nigeria ou au Proche et Moyen-Orient.  On ne diffuse pas que des épisodes des Bisounours sur Twitter, Facebook ou Instagram, des vautours se délectent de l’horreur, juste pour créer du « buzz ».

Voici quelques documentaires qui pourront vous aider, mais beaucoup d’albums pour enfants sont très bien fait pour expliquer l’histoire, la différence, la religion, la guerre. N’hésitez pas à aller en librairie.

Et je vais vous parler de moi, enfant, car je me souviens parfaitement de mes émotions. Je ne suis pas « psy », ni « experte », mais avec mes souvenirs remplis d’innocence, peut-être que vous comprendrez ce que moi à l’époque, j’avais compris.

HUMAIN:

Quand j’étais enfant, je pensais que le monde entier parlait français, sauf dans les chansons. La musique était pour moi le seul moment où on parlait une autre langue (le fameux yaourt sur Michael Jackson). Je pensais que tout le monde se comprenait, qu’on était tous à peu près pareil, jusqu’en 6ème où j’ai commencé l’anglais.

DIFFERENCE:

A 8 ans, je regardais des films sur l’esclavage et sur la shoah (j’étais surement trop jeune mais j’insistais, je voulais les regarder). J’avais compris qu’avant, on maltraitait et on faisait du mal à des personnes car elles étaient différentes (peau, religion). Concernant la Shoah, ma mère m’a tout simplement expliqué ce qu’était un juif et qui étaient les nazis avec des mots très simples (oui car physiquement, je ne comprenais pas en quoi ils étaient différents (comparé aux esclaves de « Nord et Sud »): « tu vois, les nazis voulaient que tout le monde soit blonds aux yeux bleus comme eux, ils détestaient les juifs car ils étaient différents, de par leur religion et parce qu’ils n’étaient pas blonds aux yeux bleus comme eux ». Alors, je comprenais l’horreur, que des enfants comme moi avaient été tués car ils étaient différents.

Alors ce n’est peut-être (ou surement) pas la bonne méthode, mais avec moi, ça marchait car j’ai une imagination débordante. Ma mère n’a pas fait de hautes études, bien au contraire, mais elle a su m’expliquer avec des mots simples et répondre à mes questions. J’ai été angoissée, je peux le dire, mais je savais déjà que je ne ferais pas de mal à quelqu’un car il était différent, car j’étais et suis moi-même différente d’un autre.

RELIGION:

Ma mère m’a vite-fait expliqué la religion; je ne viens pas d’une famille religieuse. Le reste, ma curiosité et la lecture m’ont aidé. J’ai vite compris en lisant un simple dictionnaire (les éditions rouges Larousse des années 80) qu’au final, la religion c’est « aimer un être supérieur » (Et non, Justin Bieber n’est pas un dieu) et que c’est le même, mais que les façons de l’aimer sont tout simplement différentes (langues, rites). J’avais 10 ans.

GUERRE:

La Guerre. Ce mot est employé aujourd’hui, il est anxiogène pour les enfants car ils vont s’imaginer que leur père va partir au Front, que des méchants vont venir chez eux les tuer ou faire du mal à leur famille. Il faut leur expliquer pour les aider.

J’ai eu « la chance » d’être née dans les années 80, j’ai côtoyé des personnes ayant vécu la Première Guerre Mondiale (les « papys » de l’époque), mais surtout la Seconde. Ils m’ont raconté la Résistance, la faim, l’exode, les bombes, les victimes, les camps… J’ai connu le cinquantenaire de la Libération avec ces gens. Je suis allée dans les Musées, dans les mémoriaux. J’ai compris car on m’a aidé à comprendre (école, lecture, films, récits d’adultes).

Mais c’était « le passé », ça ne pouvait plus arriver! Sauf qu’à 10 ans, j’ai « connu » l’angoisse d’une enfant car il y avait la guerre, mes copains à l’école en parlaient « c’est la guerre! » (Guerre du Golfe). Alors je revivais ce qu’on m’avait raconté, on allait avoir faim, froid, on allait vivre dehors, on allait devoir se cacher, on allait être tué, ma mère avait beau me dire que c’était loin, j’avais peur. L’Allemagne, c’était loin aussi. Mon instituteur nous a tout simplement expliqué avec des cartes, avec des mots simples. A 10 ans, j’avais besoin de « visuels » en plus des mots.

ARMES, BOMBES ET CIE:

J’ai vite compris que ça faisait du mal. Quand j’étais enfant, un voisin polonais avait vécu la guerre et ses horreurs. Mon frère jouait avec un pistolet-mitraillette comme tous les enfants de 6 ans. Mon voisin est sorti en hurlant avec une fourche, il a été retenu par sa mère qui lui hurlait que c’était un jouet. Ma mère nous a expliqué pourquoi il avait réagi comme ça, alors on ne jouait plus « à la guerre ».

Les armes engendrent la violence, le traumatisme. Aujourd’hui, j’ai pris le parti de ne pas laisser d’armes en jouet à mon enfant. Le monde est assez violent comme ça.

MORT:

La mort fascine. Pourquoi? Car c’est abstrait. On fantasme sur la vie après la mort, il y aussi les histoires de fantômes, de vampires. Quand on a 8 ans, on perd son chat, on pleure car il ne bouge plus, on l’enterre, mais on ne fait pas le lien avec l’humain (enfin du moins, JE n’ai pas fait le lien). On imagine que pour la mort, le corps revient et que l’être vit dans un autre monde. On fantasme. On a tous vu « Ghost ». Et un jour j’ai compris que le corps ne revenait pas, qu’il se dégradait, en regardant tout simplement « Indiana Jones et la dernière croisade » (j’avoue ne pas avoir les meilleures références du monde) et la scène où le méchant en se « trompant » de Graal appelle la mort et on voit la « dégradation » du corps en accéléré. J’ai pleuré, mais j’ai compris, que non le corps ne peut pas revenir. Je n’entre pas dans le débat de l’esprit car à chacun ses croyances ou non, je n’ai pas envie d’étaler les miennes car ce n’est pas le but ni de mon blog, ni de cet article.

PEUR:

Un enfant a peur. La peur fait parti de la vie. On a peur des sorcières, des loups, mais on se sent vite en danger, même si on est « casse-cou ». Alors à nous de les aider à se sentir en sécurité, en leur disant qu’on est là pour les protéger.

Aujourd’hui, malgré la peur, je dois ne pas la faire sentir à mon enfant. J’ai de « la chance », elle n’a que 2 ans. Je n’ai pas à lui expliquer et j’espère du fond de mon âme, ne jamais à avoir lui expliquer dans les mêmes circonstances.

Je souhaite donc bon courage aux autres parents, aux instituteurs, aux adultes tout simplement car c’est à nous de montrer l’exemple pour l’avenir. Et je pense surtout à ces mères qui ont perdu un enfant dans les derniers évènements, à ces pères, à ces frères, à ces sœurs, à ces amis, à ceux qui ont vécus l’horreur…

L’apprentissage de la propreté – Episode 4

Je ne pensais pas revenir sur la propreté… Mais si.

Lapin va à l’école depuis septembre, le matin seulement. Tout allait bien niveau propreté jusqu’il y a 3 semaines.

Depuis, je la récupère tous les jours avec un paquet surprise: la grosse commission. Et ce n’est pas seulement à l’école que j’ai le droit à ce beau cadeau odorant, mais aussi à la maison, au parc (à peine arrivées, on peut rentrer), chez les autres.

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Mademoiselle ne fait que par petit peu dans sa culotte, donc je dois la changer quatre fois par jour facilement…

Je ne vous cache pas que ça me gonfle. Alors, j’ai essayé le coin, la punition (pas de chocolat), le dialogue, les câlins, le livre de « Petit Ours Brun va au pot », jouer à la poupée (oui Anna et Elsa vont aussi aux toilettes), RIEN.

petit ours brun va sur le pot livre

On me dit qu’elle est petite (30 mois), qu’il ne faut pas s’inquiéter. Je ne m’inquiète pas, mais l’école peut me dire de la garder, et non, il est hors de question que je garde ce monstre le matin. Oui, ça peut paraître horrible, mais je vous assure que je n’ai pas une petite fille modèle! Alors, ces matinées, c’est un peu un moment où je peux respirer.

Elle est petite… Non non non, Mademoiselle installe son réducteur seule, va aux toilettes faire pipi seule, s’essuie seule, tire la chasse d’eau seule, retire le réducteur seule. Elle ne veut absolument pas qu’on l’aide.

Alors pourquoi le caca en continue dans la couche? Elle n’est pas constipée, je lui ai même remis des couches des fois que le pot ou les toilettes l’angoissent, mais rien. Elle se cache et va faire dans sa culotte. Il paraît que ces phases de « régression » sont courantes. Je ne sais pas, les autres mamans autour de moi n’ont jamais de soucis de ce genre là.

En conflit avec nous? Oui, c’est possible vu le caractère. Alors, on discute avec elle, on joue un peu plus, etc. Mais rien.

Mais ce matin, l’instit m’a demandé de lui mettre des lingettes et des sacs plastiques dans son sac pour l’école. J’ai honte. Je n’arrive même plus à détacher ses culottes, même avec le Vanish, ça ne part pas.

J’essaie alors une nouvelle approche. En cherchant le #proprete sur Instagram, je suis tombée sur le blog de Maman Boucle d’Or et son Petit Ours et là, j’y ai vu un beau tableau d’apprentissage. Je l’ai imprimé et un peu customisé.

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L’idée? Faire un tableau coopératif, avec des soleils et des nuages, car le pipi, elle est propre. Et la récompense à la clé? Retourner à l’école qu’elle adore. Oui, ça s’appelle de la manipulation, vu que c’est les vacances, mais tant pis, je ne vois pas d’autres solutions pour le moment.

Demain, c’est les vacances et la dernière matinée à l’école. Je vous ferai le bilan d’ici la rentrée.

Premiers jours à l’école: Qui a eu cette idée folle, un jour d’inventer l’école?

On y est! ENFIN! J’avais tellement hâte!

Oui, les deux ans riment avec fatigue pour Maman, entre colères, cris, bêtises et c’est sans honte que j’avoue avoir attendu ce jour de la rentrée tout le mois d’Août!

Et on y est! ENFIN!

On a préparé Lapin à l’école, on habite à côté donc on lui disait « bientôt l’école », on regardait Tchoupi à l’école pour lui montrer à quel point c’est génial.

Le choix de l’école s’est fait facilement, les voisins m’ont dit qu’elle était top. J’avoue juste avoir hésité (à cause des rythmes scolaires) à la mettre en privé, mais l’école privée n’a pas ouvert de toute petite section (TPS).

J’ai aussi hésité avec l’école Montessori internationale mais le coût m’a fait retomber sur terre, 1700€ le trimestre, hors cantine et périscolaire… Donc, ma fille parlera anglais comme une vache espagnole en sixième :/

Revenons à ce premier jour.

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Toute contente, elle courrait pour y aller. L’appel s’est fait au micro dans la cour et Lapin s’est fait retoquer par la directrice car elle n’en faisait qu’à sa tête, puis par sa maîtresse. Elle commence bien.

On nous fait entrer dans la classe. La maîtresse est « nouvelle », elle a l’air timide et douce. L’atsem est là depuis longtemps. Là, avalanches de pleurs de tous les enfants, des cris, des colères, des petits qui sont totalement perdus. L’horreur. Lapin joue, on est avec elle, puis Papa Poule s’en va, elle s’en fiche un peu, il y a des Legos.

Puis, il est temps que je parte. Elle hurle, pleure à chaudes larmes et forcément pas les pleurs habituels, c’est très dur. J’arrive à m’en aller, les larmes aux yeux.

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11h30. On récupère les enfants, ça hurle, ça pleure, c’est horrible. La mienne pleure, elle me voit derrière la fenêtre et hurle. Je la récupère. Elle n’y va pas l’après-midi, elle fait la sieste à la maison les deux premières semaines.

Pas école le mercredi mais le samedi, je reviendrai plus tard sur les rythmes scolaires, quand j’aurais du recul.

Jeudi, elle pleure dès qu’on arrive. C’est encore difficile de la laisser. Je ne suis pas la seule.Le peu d’enfants qui n’ont pas pleuré le mardi hurlent le jeudi. A 11h30, rebelotte, hurlements.

Vendredi, un peu mieux, elle a ses marques. Elle reconnaît son porte-manteau, son étiquette, elle va aux toilettes. Elle chouine un peu au moment de partir mais pleure surtout quand c’est « l’heure des mamans ». A l’école, elle est sage, elle ne pleure pas.

Samedi, rien. Elle ne pleure qu’au moment de la récupérer, ce que me signale la maîtresse.

Le « gros souci » est qu’elle ne veut pas prendre de petit-déjeuner donc elle meurt de faim à 11h30 (il n’y a pas de goûter à l’école, ce que j’apprécie moyen, même si je pense que c’est surement pour lutter contre l’obésité), on déjeune tôt et elle dort 3h l’après-midi tellement elle est fatiguée.

Pas de pipi dans la culotte la première semaine.

Le lundi, rien, un grand sourire avec un « au revoir Maman », elle est contente, on fait de la peinture à l’école, on chante, on lit des histoires… Il y a encore quelques pleurs dans la classe mais rien comparé au jeudi!

Voici donc pour les premiers jours, je reviendrai régulièrement sur sa vie à l’école. Elle fait le matin les deux premières semaines, j’hésite pour la sieste car c’est de 13h30 à 15h30, donc avec de la chance, elle va dormir 1h30, et la tétine est interdite… Doudou est avec elle, mais sans la tétine, ce qui est déjà difficile, donc comme je peux me le permettre, elle n’y va que le matin pour le moment.

Lapin a donc fait sa première rentrée à 28 mois, elle est l’une des plus jeune, mais elle est la plus grande en taille, ce qui m’a fait sourire quand j’ai vu son bac à dessin avec son prénom tout en bas sur l’étagère 🙂

Et sinon, une grande admiration pour les instits et Atsem des TPS et PS pour la gestion des pleurs!