Mes cinq petits bonheurs quotidiens

Bien le bonjour,

Comment garder le moral avec les journées pluvieuses, l’hiver qui ne finit jamais, la fatigue, les hormones, etc.?

Une chose est sûre, nos vies ne sont pas faciles tous les jours, que ça soit parce qu’on est au travail, qu’on a trop de travail ou qu’on s’ennuie, qu’on aimerait bien aller bosser, qu’on doit s’occuper des enfants, qu’on a regardé le dernier épisode de Grey’s Anatomy, qu’on n’a plus d’anticernes, que notre collant est filé… Je suis sure que vous connaissez ces journées où on cumule les bourdes et qu’on se dit qu’on aurait mieux fait de rester au lit.

Alors, pour tenir le cap et aider à positiver, il faut se recentrer sur cinq petits bonheurs quotidiens. Des petits bonheurs simples, mais des moments que vous appréciez à leur juste valeur.

Pour ma part, voici mes cinq petits bonheurs, mes petites bulles d’air:

  • Boire mon deuxième café (oui, un seul ne suffit plus depuis longtemps) après avoir déposé Lapin à l’école, seule, dans le calme.
  • La douche du soir, car celle du matin est toujours rapide, j’aime prendre le temps de « souffler » et de laisser s’écouler les soucis de la journée avec l’eau.
  • Les « guilis partys » avec Lapin.
  • Les SMS ou messages avec les copines dans lesquels on refait le monde malgré la distance.
  • Quand on se raconte nos journées avec Papa Poule, le soir.

Et je pourrais en citer d’autres: Quand j’arrive à me poser au calme avec un livre, être réveillée ou m’endormir avec les ronrons de mon chat, me coucher dans des draps frais et propres, allumer ma bougie Little Hotties, manger un fruit frais…

J’espère que vous aussi, vous avez vos petits bonheurs quotidiens ^^

Belle journée à vous,

E.

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« Guilis Party »

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Vieillir, c’est moche!

Bonjour,

Comme toutes les trentenaires (même si je dis que j’ai 22 ans, faut quand même avouer que ça ne devient plus trop crédible), ma phobie de vieillir est arrivée légèrement avec le passage de la trentaine.

Puis, j’ai eu un enfant. Et depuis, l’horreur. Pourquoi? On ne voit plus le temps passer. On se lève, on est lundi et sans rien avoir vu et fait d’extra, on est déjà samedi. On n’a plus beaucoup de temps pour soi, on travaille, on s’occupe de la maison, des courses, du ménage, des enfants…

Vieillir, c’est normal. Oui, mais c’est bien moche, surtout chez les Madames Tout Le Monde car on n’est pas toutes des Kardashian. Je ne parle pas de leur physique mais plus de l’aspect matériel. Ma mère m’a toujours dit que Madonna ferait beaucoup plus vieille si elle faisait son ménage et la bouffe depuis 30 ans!

On commence à avoir les traits plus marqués. On ne peut plus mentir et dire que c’est la nuit blanche ou que le trait au dessus de la lèvre est une cicatrice. On ne peut plus sortir sans maquillage, l’antirides devient un indispensable, et je ne parle même pas de l’anticerne en double, un dans la salle de bain et un dans le sac à main.

On a un corps qui a besoin de plus de temps, si par malheur, on fait une nuit blanche, il nous faut une semaine pour s’en remettre. On est pompette avec un verre de vin. On baille à 23h. On n’est plus trop dans le coup et niveau sortie, ça devient plus pépère. Chez nos amies aussi, heureusement.

On a un corps différent, parce qu’on a eu un enfant. Je n’ai pas le point de comparaison des « sans enfants », peut-être que leur corps devient aussi différent. Les vergetures, la peau du ventre distendue (même en faisant des abdos et 4h de sport par semaine comme dans mon cas), la culotte de cheval.

C’est laid…

Et on a un cheveu blond, plus blond que les autres, qui se pointe un jour. Il est blond jusqu’à ce qu’on accepte qu’en fait, il brille un peu trop et qu’il est plus argent que blond.

On a les hormones qui font la fête. Une bouffée de chaleur par ici, des sueurs froides par là. Et le pire, ça va être après 40 ans et les joies de la ménopause. Et je ne parle pas de la pilosité, un poil disgracieux ici, un autre là.

On doit faire attention à ce que l’on mange car oui, on gonfle plus vite. On ne peut plus se lâcher sur la boîte de Ferrero Rocher, alors on mange des figues.

Et le pire? Ce n’est que le début.

On doit faire plus d’efforts, plus de sport, manger beaucoup plus équilibré, tester les produits miracles pour éviter l’aspect « pomme fripée » et, passer du temps chez l’esthéticienne ou le coiffeur, on ne s’habille plus chez Pimkie mais chez Jacqueline Riu, et on cumule plus de points chez Yves Rocher et Sephora car on teste toutes les crèmes.

Mais parfois, une bonne âme nous dit qu’on ne fait pas du tout notre âge ou on voit Machine avec qui on était au collège et qui fait 15 ans de plus. Et parfois, on va se faire dragouiller par un petit jeune et ça nous fait sourire, on nous dit « Madame ou Mademoiselle? » à la billetterie de la gare. On en rigole avec les copines. On vous trouve des ressemblances avec des actrices quadragénaires, finies les comparaisons avec les actrices des séries de jadis (je parle de Shannen Doherty et pas de Victoria Principal quand même).

Mais bon, vieillir, ça a du bon. On est plus posé, on prend les choses plus à la légère, on est plus en paix et en harmonie avec soi-même, comparé à l’adolescence et nos débuts dans la vie adulte. On n’est plus centré sur soi uniquement. Et les quadras nous disent aussi qu’elles ne se sont jamais autant éclatées de leur vie, alors oui, on vieillit, on passe dans la case des MILF, pas encore dans celle des Cougars, nous voilà « sauvées » pour 10 ans, mais on reste cool. On a des copines beaucoup plus jeunes qui nous demande des conseils sur la vie, comme on le faisait avec nos « grandes sœurs ».

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Dans ma salle de bain, quelques uns de mes produits fétiches.

Je ne vais pas mentir, si je pouvais, un bon coup de chirurgie pour paraître 10 ans de moins, une injection de Botox et hop, tout irait bien. Mais je n’ai pas la fortune des Kardashian, alors je me contente de chercher des remèdes plus naturels avec des huiles, des hydrolats et d’avoir une hygiène de vie plus saine, sans me priver pour autant. Mais j’avoue que j’appréhende le passage à la quarantaine, même si j’ai encore le temps (oui j’ai 22 ans, n’oubliez pas!).

Et vous, vous le vivez (ou l’avez vécu)comment ce passage de la trentaine? Vos secrets de jeunesse? Dites-nous TOUT!

Je vous embrasse,

E.

 

La mère parfaite, une utopie?

Chose qui m’agace sur Instagram, c’est les photos parfaites, de familles parfaites, avec des mères parfaites, des enfants parfaits et des intérieurs parfaits.

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Je n’ai pas encore lu ce livre, juste quelques extraits, mais du coup, je voulais pousser mon coup de gueule contre la mère parfaite, qui nous fait sentir nulle et qu’on jalouse.

Pourquoi?

  • Elle est toujours bien maquillée, bien habillée et dernier cri. Elle a bon goût. Elle n’est jamais malade. Pire, elle est toujours joyeuse, comme si elle vivait à Disneyland.
  • Son « chez elle » ressemble à des photos de magasines et pire, à l’idée que je me fais d’un intérieur parfait. Avec des objets design, vintage, retro, de belles couleurs, de la belle vaisselle et toujours une belle lumière.
  • Ses enfants sont beaux, polis, intelligents, souriants, bien habillés. Peu importe l’heure, ils sont toujours propres. Et leurs chambres, remplis de trésors, bien ordonnée et décorée avec goût. Ils travaillent bien à l’école et sont exemplaires.
  • Son mari? Il a l’air cool, disponible, il doit bien gagner sa vie.
  • Son travail? On ne sait pas vraiment si elle bosse, son travail semble de montrer des supers choses sur Instagram, de faire de belles photos, d’avoir de supers objets, etc.
  • Elle sort au resto, part en vacances, ses journées semblent durer 48h tellement elle en profite.
  • Elle déborde de créativité, est admirée car elle est parfaite.
  • Ses copines sont aussi des mères parfaites avec des enfants parfaits.

Je la hais.

Car moi, j’ai à peine le temps de me maquiller, je me coiffe avec une natte, je suis habillée toujours de la même façon et je suis tout le temps fatiguée.

Mon enfant est euh, monstrueuse en ce moment, elle ne veut jamais prendre de photos, elle me colle ses doigts plein de chocolat sur le seul jean qui me va parfaitement, elle me fait colères sur colères…

Mon mari n’est jamais là car il travaille.

Je suis sans emploi pour tenter de me reconstruire après mon burn out et j’essaie de me lancer dans l’artisanat, avec beaucoup de difficultés.

Mes copines semblent galérer aussi et on ne se voit pas beaucoup.

Alors oui, détestons cette mère parfaite. Lâchez-vous.

Nous, parents, forgeons l’avenir avec nos enfants

Ce matin, je n’ai pas d’inspiration pour créer, l’émotion prends le dessus et je trouve quelque peu malsain de faire quelque chose de « beau » avec quelque chose d’aussi effroyable.

J’ai quitté Paris il y a 4 ans quasiment jour pour jour et Paris me manque terriblement depuis. J’ai de la chance, mes amis parisiens sont tous sains et saufs, même ceux qui étaient au Bataclan. Mais ce matin, j’ai peur. Je suis mère, je m’inquiète. On a beau se dire qu’il ne faut pas arrêter de vivre, de rire, de sortir, mais quand on est mère, on a peur tous les jours pour son enfant et quand le mot « guerre » prend tout son sens, on a encore plus peur.

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Son enfant. Nous forgeons l’avenir avec nos enfants.

Alors, notre rôle est de loin le plus important de la société, nous devons les éduquer dans l’amour, le respect, la tolérance, les aider à s’épanouir, les aider à se cultiver, les aider à comprendre le monde, les protéger, les aimer.

Une de mes anciennes voisines, mère algérienne d’un milieu très populaire de 7 enfants, qui a élevé seule ses enfants, m’a toujours dit « si un enfant finit mal, c’est de la faute des parents ». Ses enfants sont très biens, elle ne sait pas lire, mais elle les a élevé dans le respect et dans la religion. Ce discours, je l’ai aussi entendu de la mère (musulmane) d’un des militaires tués à Toulouse, au nom du même Dieu.

Et oui, je pense que nous, mères, avons un rôle et pas le moindre.

Nos enfants sont influençables, ils parlent à l’école, dans la rue, ils voient des choses aux informations, ils entendent des choses et parfois, réinterprétées. Ils sont fragiles. C’est à nous de les aider, de parler, de communiquer avec eux pour leur faire comprendre qu’ils se trompent, de leur inculquer le Bien et le Mal.

Loin de moi l’idée de stigmatiser les mères ou de leur mettre une pression de plus sur les épaules, car même en étant la meilleure mère du monde, parfois un enfant ne suivra pas le chemin du Bien pour d’autres raisons. Mais juste besoin d’écrire ce que je pense, de sortir cette douleur de mon cœur.

Aujourd’hui, vos enfants vont faire la minute de silence à l’école, il faut leur expliquer pourquoi, afin de ne pas les angoisser. Mais il faut éviter l’actualité en leur présence, éviter le mot « terroriste » car ils ne vont pas comprendre (sauf pour les plus grands), leur parler, se recueillir ensemble avec une bougie ou un dessin, mettre des mots « simples », mais qu’on est capable d’expliquer clairement, leur dire qu’on a le droit d’être triste, de pleurer. Pour une bonne réponse, il faut penser: QUI? OU? POURQUOI? (et le COMMENT? en fonction de leur âge).

Si vos enfants sont en âge d’avoir accès à Internet et surtout aux réseaux sociaux, il vous faut être prudent. Les réseaux sociaux font circuler des images terrifiantes, mais aussi des rumeurs, des faits pointés du doigt par des groupes extrémistes et politiques, je le sais, je suis sur les réseaux sociaux, et même sans chercher à voir, il suffit d’un « like » d’un de vos contacts pour voir ces publications dans votre fil d’actualité ou time line. Il est d’autant plus important de parler avec eux, surtout qu’ils ont du voir passer avant, des images des migrants, l’attaque à Charlie Hebdo, ce qu’il se passe au Nigeria ou au Proche et Moyen-Orient.  On ne diffuse pas que des épisodes des Bisounours sur Twitter, Facebook ou Instagram, des vautours se délectent de l’horreur, juste pour créer du « buzz ».

Voici quelques documentaires qui pourront vous aider, mais beaucoup d’albums pour enfants sont très bien fait pour expliquer l’histoire, la différence, la religion, la guerre. N’hésitez pas à aller en librairie.

Et je vais vous parler de moi, enfant, car je me souviens parfaitement de mes émotions. Je ne suis pas « psy », ni « experte », mais avec mes souvenirs remplis d’innocence, peut-être que vous comprendrez ce que moi à l’époque, j’avais compris.

HUMAIN:

Quand j’étais enfant, je pensais que le monde entier parlait français, sauf dans les chansons. La musique était pour moi le seul moment où on parlait une autre langue (le fameux yaourt sur Michael Jackson). Je pensais que tout le monde se comprenait, qu’on était tous à peu près pareil, jusqu’en 6ème où j’ai commencé l’anglais.

DIFFERENCE:

A 8 ans, je regardais des films sur l’esclavage et sur la shoah (j’étais surement trop jeune mais j’insistais, je voulais les regarder). J’avais compris qu’avant, on maltraitait et on faisait du mal à des personnes car elles étaient différentes (peau, religion). Concernant la Shoah, ma mère m’a tout simplement expliqué ce qu’était un juif et qui étaient les nazis avec des mots très simples (oui car physiquement, je ne comprenais pas en quoi ils étaient différents (comparé aux esclaves de « Nord et Sud »): « tu vois, les nazis voulaient que tout le monde soit blonds aux yeux bleus comme eux, ils détestaient les juifs car ils étaient différents, de par leur religion et parce qu’ils n’étaient pas blonds aux yeux bleus comme eux ». Alors, je comprenais l’horreur, que des enfants comme moi avaient été tués car ils étaient différents.

Alors ce n’est peut-être (ou surement) pas la bonne méthode, mais avec moi, ça marchait car j’ai une imagination débordante. Ma mère n’a pas fait de hautes études, bien au contraire, mais elle a su m’expliquer avec des mots simples et répondre à mes questions. J’ai été angoissée, je peux le dire, mais je savais déjà que je ne ferais pas de mal à quelqu’un car il était différent, car j’étais et suis moi-même différente d’un autre.

RELIGION:

Ma mère m’a vite-fait expliqué la religion; je ne viens pas d’une famille religieuse. Le reste, ma curiosité et la lecture m’ont aidé. J’ai vite compris en lisant un simple dictionnaire (les éditions rouges Larousse des années 80) qu’au final, la religion c’est « aimer un être supérieur » (Et non, Justin Bieber n’est pas un dieu) et que c’est le même, mais que les façons de l’aimer sont tout simplement différentes (langues, rites). J’avais 10 ans.

GUERRE:

La Guerre. Ce mot est employé aujourd’hui, il est anxiogène pour les enfants car ils vont s’imaginer que leur père va partir au Front, que des méchants vont venir chez eux les tuer ou faire du mal à leur famille. Il faut leur expliquer pour les aider.

J’ai eu « la chance » d’être née dans les années 80, j’ai côtoyé des personnes ayant vécu la Première Guerre Mondiale (les « papys » de l’époque), mais surtout la Seconde. Ils m’ont raconté la Résistance, la faim, l’exode, les bombes, les victimes, les camps… J’ai connu le cinquantenaire de la Libération avec ces gens. Je suis allée dans les Musées, dans les mémoriaux. J’ai compris car on m’a aidé à comprendre (école, lecture, films, récits d’adultes).

Mais c’était « le passé », ça ne pouvait plus arriver! Sauf qu’à 10 ans, j’ai « connu » l’angoisse d’une enfant car il y avait la guerre, mes copains à l’école en parlaient « c’est la guerre! » (Guerre du Golfe). Alors je revivais ce qu’on m’avait raconté, on allait avoir faim, froid, on allait vivre dehors, on allait devoir se cacher, on allait être tué, ma mère avait beau me dire que c’était loin, j’avais peur. L’Allemagne, c’était loin aussi. Mon instituteur nous a tout simplement expliqué avec des cartes, avec des mots simples. A 10 ans, j’avais besoin de « visuels » en plus des mots.

ARMES, BOMBES ET CIE:

J’ai vite compris que ça faisait du mal. Quand j’étais enfant, un voisin polonais avait vécu la guerre et ses horreurs. Mon frère jouait avec un pistolet-mitraillette comme tous les enfants de 6 ans. Mon voisin est sorti en hurlant avec une fourche, il a été retenu par sa mère qui lui hurlait que c’était un jouet. Ma mère nous a expliqué pourquoi il avait réagi comme ça, alors on ne jouait plus « à la guerre ».

Les armes engendrent la violence, le traumatisme. Aujourd’hui, j’ai pris le parti de ne pas laisser d’armes en jouet à mon enfant. Le monde est assez violent comme ça.

MORT:

La mort fascine. Pourquoi? Car c’est abstrait. On fantasme sur la vie après la mort, il y aussi les histoires de fantômes, de vampires. Quand on a 8 ans, on perd son chat, on pleure car il ne bouge plus, on l’enterre, mais on ne fait pas le lien avec l’humain (enfin du moins, JE n’ai pas fait le lien). On imagine que pour la mort, le corps revient et que l’être vit dans un autre monde. On fantasme. On a tous vu « Ghost ». Et un jour j’ai compris que le corps ne revenait pas, qu’il se dégradait, en regardant tout simplement « Indiana Jones et la dernière croisade » (j’avoue ne pas avoir les meilleures références du monde) et la scène où le méchant en se « trompant » de Graal appelle la mort et on voit la « dégradation » du corps en accéléré. J’ai pleuré, mais j’ai compris, que non le corps ne peut pas revenir. Je n’entre pas dans le débat de l’esprit car à chacun ses croyances ou non, je n’ai pas envie d’étaler les miennes car ce n’est pas le but ni de mon blog, ni de cet article.

PEUR:

Un enfant a peur. La peur fait parti de la vie. On a peur des sorcières, des loups, mais on se sent vite en danger, même si on est « casse-cou ». Alors à nous de les aider à se sentir en sécurité, en leur disant qu’on est là pour les protéger.

Aujourd’hui, malgré la peur, je dois ne pas la faire sentir à mon enfant. J’ai de « la chance », elle n’a que 2 ans. Je n’ai pas à lui expliquer et j’espère du fond de mon âme, ne jamais à avoir lui expliquer dans les mêmes circonstances.

Je souhaite donc bon courage aux autres parents, aux instituteurs, aux adultes tout simplement car c’est à nous de montrer l’exemple pour l’avenir. Et je pense surtout à ces mères qui ont perdu un enfant dans les derniers évènements, à ces pères, à ces frères, à ces sœurs, à ces amis, à ceux qui ont vécus l’horreur…

Trouver du temps pour créer quand on est maman

Ce blog, c’est un peu mon bébé. Quelques années d’articles quand j’étais seule, puis, une nouvelle vie, avec déménagement pour Lille, un nouveau boulot, une vie de couple, une grossesse, un bébé…

Et mon blog a évolué pour me ressembler encore plus.

Parfois, je reçois des messages très gentils, de jeunes femmes et/ou mamans qui me lisent. Et leurs messages m’a donné une idée d’article!

Comment je fais pour trouver du temps pour créer avec un enfant?

Avoir un bébé ne signifie pas « sacrifice » comme beaucoup ont tendance à le dire. C’est juste une nouvelle organisation qui se fait d’elle-même.

Pendant ma grossesse, j’ai abandonné la polymère. Pourquoi? Car j’ai lu que les vapeurs peuvent être toxiques. J’avais aussi arrêté de boire du café, de manger du sucre et j’ai respecté les préconisations concernant le lait cru et les aliments crus. Je ne voulais pas que quelque chose arrive par ma faute. Du coup, j’ai testé la porcelaine froide, le fil d’alu, la couture… Mes mains ne sont pas restées inoccupées et j’ai décoré la chambre de bébé.

Après la naissance, quand j’ai trouvé mes marques et mon rythme (vers ses deux mois), j’ai repris avec joie la polymère. Au début, Lapin (enfin les bébés en général) ne fait que dormir, donc très facile de trouver du temps. Au fil des mois, et surtout avec la reprise du travail, j’ai du revoir mon organisation. Je reviendrai plus tard sur la reprise du travail…

Alors, je pouvais, si je n’étais pas trop fatiguée, créer le soir. Papa Poule n’étant pas là le mercredi soir (soirée jeux vidéos avec les copains), c’était MON soir. Je m’installe un plateau tv, enfin deux, un avec mon repas, et un avec mon bricolage, devant des émissions telles que « Cousu Main », « Pekin Express » ou des séries comme « Desperate Housewives ». Avoir un soir pour soi, c’est très important.

Il me restait les quelques week-ends où je ne travaillais pas. Pareil, je m’écoutais et ne me forçais pas, soit c’était ballade, soit repos, soit bidouillages…

Puis, le rythme s’est accentué au boulot (mais j’y reviendrai) et Lapin a dormi de moins en moins. Papa Poule m’aidait à « monter » les bijoux, allait se promener avec Lapin pour me laisser du temps pour moi et ma copine Agnès me motivait.

Là, je bidouillais dès qu’elle était à la sieste, en m’organisant pour pouvoir ranger vite si jamais elle se réveillait car je n’avais pas d’atelier. Et je pouvais bidouiller le soir avec un plateau tv, pas grand chose, mais c’est déjà ça, et ça m’a permis de ne faire fonctionner le four qu’une fois par semaine. Les pièces finies, restaient sur des plaques de carrelage et recouvertes d’un Tupperware pour éviter les poussières.

Aujourd’hui, j’ai un peu plus de temps mais elle dort encore moins, alors je bidouille dès qu’elle est chez Papie et Mamie, à la crèche, à la sieste ou le soir. Et on a déménagé, donc je devrais avoir une pièce où je pourrais laisser mon bazar en suspens très bientôt!

Et on bidouille ensemble, moi à la polymère, elle à la pâte à modeler, moi à la couture, elle aux perles en bois… Et créer, c’est bien, mais communiquer prend beaucoup de temps, donc je profite des moments où elle est en train de jouer pour prendre la tablette, écrire, tweeter etc.

Vous voyez, ma vie n’est plus celle d’avant (il faut dire que je ne m’en souviens plus vraiment), mais je n’ai pas l’impression d’avoir moins de temps. J’ai même repris le sport, je chine, je cuisine, je fais le ménage et je prends soin de moi. Comme avant, voire plus, mais je savoure VRAIMENT ces moments 🙂

Retrouver la ligne et accepter son nouveau corps: La Pole Dance

Avec l’arrivée de Lapin, même en l’allaitant et en ne mangeant rien, il me restait 8 kilos à perdre un an après sa naissance et ces gentils petits 8 kilos restaient entre mes hanches et les seins.

J’ai donc du me reprendre en main et j’ai fait un truc que j’ai jamais fait: consulter une diététicienne. Au bout de deux rendez-vous, elle m’a filé un programme pour ré-équilibrer mon alimentation. Je ne mangeais pas assez de féculents (il en faut à chaque repas, pas 3 fois par semaine), ni de protéines. Les 4 premiers jours ont été les plus difficiles. Plus de sucreries, de petits pains… Compotes, fruits, légumes, un peu de féculents, protéines, peu de laitage…

J’avais acheté ce super livre-cahier en me disant que ça ferait ma bonne résolution de l’année, je l’ai commencé en avril…

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Il m’a aidé à tenir le coup et le poids qui baissait sur la balance aussi.

Mi-mai, sur conseils des copines du net, j’essaie un cours de Pole Dance. Deuxième cours, élongation… Mais j’y retourne, j’ai payé pour cinq cours. Je progresse tout doucement. Je découvre une vraie discipline, loin du cliché des strip-teaseuses.

Mi-juin, j’avais perdu mes 10 kilos. Je devais me stabiliser… En août, fini la diététicienne!

Et je progresse à la pole, je me retourne, fais des trucs insoupçonnables… Bref, je me dépasse, je me fais plaisir, pendant une heure et demie, je souffle, je suis moi. Je ne suis plus maman, ni au boulot, ni rien. Juste moi. J’ai des copines de 15 ans de moins, la prof est super et on rigole bien.

Je me muscle. J’ai des abdos en béton. J’ai des pectoraux, des épaules, bref des muscles… Un an après, j’ai un niveau intermédiaire. J’ai pris ds cours avec des championnes, Michelle Stanek, Cleo The Hurricane, Jess Leanne Norris et surtout, avec la championne du monde, Anastasia Sokolova, qui m’a félicité d’avoir réussi une figure.

C’est bête, mais ça remonte l’égo et je suis en paix avec mon nouveau corps.

C’est un sport que je recommande, pourtant je n’ai jamais fait de sport, j’ai une souplesse aussi raide que la justice, mais il me rend heureuse, féminine, et me pousse à aller de jours en jours, plus loin dans mes limites.

Je suis une coquille vide

C’est le sentiment qu’on a dès le lendemain de la naissance. On a un corps qui n’abrite plus notre petit, un corps transformé, flasque…
Et dans notre tête, on n’a plus l’exclusivité d’avoir son petit uniquement pour soi, comme durant la grossesse.

Et on n’existe plus… Tout le monde se tourne désormais vers le petit. C’est lui la star. Vous, vous n’êtes « que » sa mère.

Et on ne vous regarde plus de la même façon, on vous critique sur la façon dont vous êtes coiffée, généralement, on n’a pas le temps de se coiffer, on vous critique sur votre mine, on vous répète que vous faites de la dépression (oui, on n’a toujours pas le droit d’être fatiguée), on vous conseille (encore et encore). On vous dit aussi que vous ne maigrissez pas.

On ne vous dit jamais que vous êtes une mère géniale, par contre, on dira du père qu’il est formidable, qu’il s’en occupe bien mais vous non.
Normal, c’est censé être inné.

Alors le bon conseil est de sortir. Sortez, couvrez bébé, marchez. Allez chercher le pain, allez faire un peu de shopping, allez boire un thé ou manger une glace, allez au resto avec d’autres copines qui sont devenues maman avant vous. Elles vous réconforteront car elles comprennent.
Entourez-vous d’une copine drôle.
Achetez-vous quelques vêtements même si vous n’avez pas retrouvé la ligne! Et misez tout sur les accessoires: boucles d’oreilles, sautoirs, chaussures, sacs…
Faites vous chouchouter: Coiffeur, manucure… Surtout que bébé passe son temps à dormir donc il peut rester dormir dans sa poussette avec vous chez le coiffeur!

Je noircis un peu le tableau mais malheureusement, c’est ce qu’on ressent après la naissance,  surtout quand les hormones ont décidé de ne pas vous laisser tranquille.

Pensez à vous 🙂